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Nostalgique
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Contempler au-delà de la frontier, perdre le nord.
Face à mon utopie, le sud de Taïwan, un endroit plus proche la nature.
Nostalgique
Nostalgique
« Nostalgique »
Année : 2010
Matière : Poterie
Taille : 44,5 × 37,5 × 25,5 cm

Je suis née au sud de Taïwan, dans un village agricole de la montagne. J'ai vécu à la campagne jusqu'à la fin de mes études du lycée. Puis, j'ai quitté mon village natal, un endroit pittoresque, naturel, vaste et agréable et ai décidé de m'installer à Taipei, notre capital, la ville la plus grande de Taïwan, où je suis restée pendant douze ans.

J'ai créé cette œuvre dans la dixième année où j'habitais à Taipei. J'ai souvent réfléchi à notre régime social et économique. J'ai observé la grande masse de gens qui vivaient sans âme et travaillaient sans cesse. Le but de leur vie n'était que tourné vers le progrès de l'économie. Pour eux, même s'ils vivent dans un immeuble comme dans une grande cage, ils sont prêts à dépenser tout leur salaire pour acheter un petit appartement, sans avoir aucun loisir. Et même s'ils souffrent toujours d'un environnement pollué, ils restent persuadés que l'argent est la seule raison de vivre.

J'ai vu de mes propres yeux des travaux démesurés à côté de la rivière Tamsui. Afin d'avoir la plus belle vue de la rivière, les constructeurs ont excavé une grande partie de la colline. Des années plus tard, le haut de la colline a été envahie par des constructions. Ces bâtiments coûtaient très chers, pourtant, les gens les achetaient quand même en nombre. Il y a beaucoup de séismes à Taïwan. Je doute de la solidité des fondations, par ailleurs, je n'ai pas non plus compris la logique de ces acheteurs et la valeur qu'ils en donnent. Ils étaient certes en possession de la plus belle vue, mais ils avaient détruit la nature.

Dans cette vie stressante de Taipei, j'ai observé une antinomie dans leur façon de vivre. Chacun allonge souvent le cou pour contempler l'utopie différente qu'il a au fond de son cœur. Pour moi, ce dernier lieu est mon village natal. Et malheureusement, cette situation n'est pas toujours réalisable dans la vie réelle et peut parfois sembler ridicule ! Parce que l'utopie n'existe pas sur la terre. Pour cette raison, cette sculpture a deux grands yeux vides et un long cou pour contempler l'utopie imaginaire, mais elle n'a pas d’autres membres, car elle est coincée dans la vie réelle. La forme du soubassement est celle de la ville de Taipei, je voudrais par là, insister sur le phénomène d’une capitale où la plupart des habitants ont perdu le vrai sens de la vie et finissent par se perdre eux-mêmes.